La secrétaire d’État à l’Urbanisme et au Patrimoine, Ans Persoons, a annoncé cette décision en mettant en avant
une candidate « la plus compétente selon les critères d’évaluation ».
Le rôle de Bouwmeester est central à Bruxelles,
puisque tout projet nécessitant un permis dépassant 5 000 m² doit recueillir son avis.
Sans cela, les permis risquent d’être jugés illégaux ou non conformes au COBAT.
Cette nomination suscite pourtant des critiques.
Le Mouvement Réformateur estime que cette décision n’aurait pas dû être prise
alors que le gouvernement est en affaires courantes.
L’Ordre des Architectes lui-même avait émis des réserves
et plaidé récemment pour un changement de modèle,
en confiant ce type de mission à un collège d’experts plutôt qu’à une seule personne.
J’ai rappelé à plusieurs reprises que rien ne justifiait une telle urgence.
Au contraire, une décision aussi stratégique devrait être laissée au prochain exécutif régional.
Le MR avait d’ailleurs proposé une solution pragmatique :
modifier temporairement l’ordonnance afin de suspendre l’obligation de l’avis du Bouwmeester en cas d’absence.
Une mesure simple, efficace et évitant toute paralysie administrative.
En optant pour une désignation en affaires courantes,
le gouvernement sortant prend une décision qui liera durablement la prochaine majorité.
Ce mode de fonctionnement interroge et manque de transparence.
Bruxelles mérite des choix réfléchis, débattus et assumés dans le cadre d’un gouvernement pleinement opérationnel.
Un choix loin de faire consensus
Une nomination prise dans la précipitation
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